Un peu d’histoire
Avant d’être considéré comme une gourmandise, le chocolat a longtemps été prescrit… comme un médicament. Depuis son arrivée en Europe au XVIe siècle, le cacao a été l’objet de nombreuses recommandations médicales, parfois fondées, parfois surprenantes. Que disait-on, autrefois, des vertus du chocolat ?

Un « aliment-médecine » dès son arrivée
Rapporté d’Amérique centrale par les conquistadors, le cacao ne tarde pas à intriguer les savants européens.
Riche, tonifiant, mystérieux… il est d’abord perçu comme une substance exotique aux propriétés médicinales.
Dès le XVIIe siècle, les médecins espagnols, italiens ou français vantent ses effets :
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sur la digestion,
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contre la mélancolie,
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pour stimuler l’humeur,
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et même pour renforcer le cœur.
Certains le considèrent comme un élixir de jouvence. D’autres recommandent le chocolat chaud aux convalescents ou aux femmes affaiblies.
Entre médecine humorale et pharmacopée coloniale
À cette époque, la médecine est encore très influencée par la théorie des humeurs. On cherche à rééquilibrer les « chaleurs » du corps, et le cacao, chaud et sec, est vu comme un excellent rééquilibrant pour les tempéraments froids ou mélancoliques.
Au fil du temps, on ajoute des ingrédients pour renforcer son action : cannelle, vanille, poivre, muscade, anis… Le chocolat devient une véritable potion, parfois vendue en pharmacie.
Une reconnaissance durable… puis une bascule
Au XVIIIe siècle, le chocolat reste un aliment apprécié des médecins éclairés. Diderot, dans son Encyclopédie, le qualifie d’ « aliment sain, nourrissant, propre à exciter les esprits ». Il est prescrit pour les intellectuels, les convalescents, les enfants fragiles.
Mais au XIXe siècle, avec la montée des préoccupations morales et l’essor de la diététique, le chocolat devient suspect : trop sucré, trop gras, trop stimulant ? Les avis se divisent.
Ce n’est qu’au XXe siècle, avec le développement de la nutrition moderne, que les propriétés du cacao (antioxydants, magnésium, théobromine…) seront redécouvertes sous un jour plus scientifique.
L’approche Orfève
Chez Orfève, nous ne revendiquons pas des vertus miracles. Mais nous croyons profondément au pouvoir d’un goût juste, d’une matière bien faite, d’un geste respectueux.
Nos chocolats sont élaborés sans additifs, sans artifice, sans rien d’inutile.
Seulement du cacao, travaillé avec soin, et du sucre non raffiné quand il en faut.
Un chocolat qui parle au corps comme à l’esprit.
Sans promesse, mais avec toute la cohérence du vrai.