Un peu d’histoire
Dans l’imaginaire collectif, le chocolat est souvent associé aux femmes… comme consommatrices. Mais derrière la fève, dans les plantations, les ateliers, les laboratoires, les femmes ont toujours eu un rôle essentiel et trop souvent invisibilisé.

Dans les pays producteurs : piliers silencieux de la filière
En Afrique de l’Ouest, en Amérique latine ou en Asie, les femmes représentent près de la moitié de la main-d’œuvre agricole dans la filière cacao. Elles :
– trient les fèves,
– gèrent la fermentation,
– sèchent et retournent les récoltes,
– assurent les tâches logistiques et administratives au sein des coopératives.
Et pourtant, elles détiennent rarement les terres, accèdent difficilement aux financements ou à la formation, et perçoivent souvent une rémunération inférieure à celle des hommes.
Dans les pays consommateurs : cheffes, chocolatières, entrepreneures
Dans les pays occidentaux, de plus en plus de femmes redéfinissent les codes du chocolat.
Artisanes, créatrices de marques bean-to-bar, cheffes pâtissières, chercheuses en agroalimentaire, elles transforment une filière encore très masculine.
Mais les déséquilibres demeurent :
– Moins de 25 % des dirigeants d’entreprises dans la filière cacao-chocolat sont des femmes.
– L’accès à la reconnaissance institutionnelle ou aux financements reste limité.
Une invisibilité qui ne dit pas leur impact
La filière cacao repose sur une chaîne complexe, où la contribution féminine est cruciale à chaque étape. Ne pas la nommer, ne pas la reconnaître, c’est entretenir une vision incomplète, voire injuste, du chocolat.
Remettre les femmes au centre, ce n’est pas faire acte de militantisme.
C’est tout simplement regarder la réalité avec lucidité, et ouvrir un espace pour des modèles plus équilibrés.
L’approche Orfève
Chez Orfève, nous travaillons avec des coopératives où les femmes occupent une place réelle.
Pas symbolique, mais active : dans la gestion, la qualité, les décisions.
Le soin, la rigueur, la constance que demandent nos tablettes s’enracinent souvent dans des gestes féminins.
Discrets parfois. Essentiels toujours.
Et si notre chocolat trouve sa justesse, c’est aussi parce que ces mains-là veillent, chaque jour, à ne rien laisser au hasard.